Comment les cyclistes survivent à l’hiver en Norvège ?

Les championnats du monde de cyclisme sur route 2017 ont eu lieu en septembre à Bergen, Norvège L’un des pays, avec le Royaume-Uni, où la ferveur cycliste a conquis le plus d’adeptes ces dix dernières années. Mais qui possède aussi une particularité géographique et du coup, intrigue. Bergen par exemple, comme la capitale Oslo, est située à 60 degrés de latitude nord, à hauteur de… l’Alaska. Les milliers de nouveaux adeptes de cyclisme doivent donc composer avec un élément plus impactant qu’ailleurs : la météo hivernale.

Mountain bikes et cyclistes équipés !

Comment les Norvégiens l’abordent-ils ? « C’est un vrai challenge, reconnait Oyvinf Aas, de Syklistene, principale association nationale de cyclistes. Le pays est recouvert de neige de décembre à mars. Mais rouler l’hiver n’est pas impossible. Les plus passionnés équipent leur mountain bike pour rouler sur la neige. Et certaines routes du littoral restent dégagées, même si les températures sont basses. »

L’obscurité est un autre obstacle. À Oslo, en décembre et janvier, il ne fait jour que de 10 heures du matin à 15 heures. Thor Hushovd, qui fut champion du monde sur route en 2010 et vainqueur de dix étapes dans le Tour de France voit dans ces difficultés un avantage psychologique pour les cyclistes norvégiens. « Notre culture outdoor, du ski nordique notamment, nous rend philosophes à l’égard de la météo, explique-t-il. Nous savons que nous ne pouvons pas nous soucier de la pluie ou de la neige, si présents, si nous voulons nous entrainer, progresser. Et puis une fois un certain niveau acquis, nous savons que nous pouvons partir vers le Sud, dans des camps d’entraînement, autour de la Méditerranée ou ailleurs. »
Les agences de voyages spécialisées transportent d’ailleurs une communauté cycliste norvégienne de plus en plus nombreuse. Ce qui n’empêche pas des champions contemporains comme Edvald Boasson Hagen ou Lars Petter Nordhaug de préférer passer plus de temps à Oslo qu’en Espagne ou en Toscane. Il suffit de s’équiper. L’hiver, ils aiment aussi aller skier sur la mythique colline d’Holmenkollen, qui domine la ville. Cyclistes, mais Norvégiens d’abord.

Photo Shutterstock.

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